Mairie de Kermaria-Sulard Camping de la Vallée du Dourdu

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Toponymie

Essai sur la toponymie de Kermaria-Sulard

Mikaël LE MAIRE (publié le 28/02/2013)

Combien ont déjà été obligé d’épeler le nom de son lieu-dit voire le nom de sa commune parce que la sonorité était étrangère à l’interlocuteur ? Pour nous, tous ces noms font partis de notre quotidien et pourtant bon nombre de personnes ignorent leurs significations. Il y a peu j’entendais un groupe de jeunes qui se réunissait aux « Gros cailloux », il s’agissait en fait des deux rochers sur le chemin entre la résidence des moulins et l’école privé. Ainsi naissent simplement la majorité des noms de lieux ; composés d’un objet suivi d’un adjectif, nom de famille ou nom commun. Pourtant aujourd’hui du fait de la diminution de la population bretonnante et de l’ancienneté de ces noms qui ont subis de nombreuses influences gauloises, gallo-romaines, bretonnes et françaises, leur signification est parfois compliquée et ressort de la toponymie. Cette science consiste à étudier ces noms de lieux, véritables témoins du passé permettant ainsi d’appréhender le paysage passé ou actuel, de connaître le propriétaire d’une autre époque... bref de mettre en perspective un endroit. C’est pourquoi je vous propose ici un essai sur la toponymie de Kermaria-Sulard.

Kermaria-Sulard : Nom de lieu composé de Kêr, « village, lieu habité ». Le déterminant qui lui succède est Maria, forme bretonne de Marie. La seconde partie est surement empruntée au latin « solarium », à l’origine « endroit exposé au soleil » puis avec Suler : « étage, grenier, chambre haute ».

Plusieurs noms ont été donnés pour désigner notre commune :

  • 1330 : Kaermaria
  • 1330 : Ville Beatae Marie Insuler
  • 1371 : Kaermaria ?
  • 1399 : Kermaria an Sullar
  • 1427 : Kermaria en Sular
  • 1438 : Kermaria en Suler
  • 1630 : Kinar Le Ualet
  • 1654 : Kinar Le Zuler
  • 1668 : Tremaria-Surier
  • XVIIè : Kermaria Sullar
  • 1782 : Kermaria-Sulard

 Quand on regarde les panneaux, on se croit dans un pays étranger » me confiait un touriste de passage en Bretagne. En effet cette toponymie très riche singularise notre région. C’est pourquoi je reprends en adaptant les noms, le point de vue donné par J-P Lahuec dans son ébauche toponymique de Rospez : « à l’heure où de nouveaux lotissements se construisent, une telle étude peut rappeler à tout à chacun, si besoin en est, le fond toponymique breton de la commune. Cela, pour que ne fleurissent pas trop les « lotissement des Ormes ou des Lauriers » A mon gré, les noms de Kervenac’h, Convenant Coat ou encore Pors Bodiou ont beaucoup plus un parfum d’authenticité ! »

Mikaël LE MAIRE

Bibliographie

La toponymie des lieux-dits de Kermaria

pour situer les lieux dits sur la carte

  • Ar c’holvez : forme mutée de kolvez/kelvez : coudrier ( noisetier )
  • Ar vod : forme mutée de bod « touffe, buisson » (carte de Cassini : le bot, cadastre napoléonien : ar voat) même si en vieux breton le sens est « résidence, demeure » mais ce sens semble s’être effacé au profit de « touffe »
  • Briellec : forme mutée et adoucie construit sur Pri, « boue » (cadastre napoléonien : ar brielec)
  • C’hlud : forme mutée de Klud, « barrière » ou « perchoir, poulailler » (cadastre napoléonien : barlut)
  • C’hroaz hent : « carrefour » ( 1819 : kroissen ) ( 1866 : kerroisen )
  • Coatalliou : le premier élément est Coat, « bois ». Le second vient de Liv, couleur ? Ou non de personne Aliou ou Saliou ?
  • Coatellec : le premier élément est Coat, « bois ». Le second vient de haleg, « saule » ou non de personne. ? (vu écrit Quoet Alleuc en 1426, Coathellec en 1540)
  • Convenant coat : Le Convenant est un lieu où la terre appartient au seigneur et les édifices et superficie (tout ce qui a au-dessus du sol : maison, grange, production agricole) appartiennent au paysan ; il y a double propriété. Le second élément est « bois ». Peut être aussi un nom de personne.
  • Convenant coz : Le second élément est « vieux » Peut être aussi un nom de personne.
  • Convenant hernot : Le second élément doit être un nom de personne.
  • Convenant jaguin : Le second élément doit être un nom de personne. Anciennement lieu nommé Chagrin.
  • Convenant lezoret : Le second élément doit être un nom de personne.
  • Convenant loarer : Le second élément doit être un nom de personne venant de Loar, « lune »
  • Convenant nevez : Le second élément est « neuf »
  • Convenant sec’h : L’élément "Sec’h" signifie probablement « Sec, une nature sèche ; qui pousse dans des terrains secs ». Peut aussi être un nom de personne. En 1866 ce lieu est nommé : Douarous Dagorn : premier élément dérivé de Douar, terre suivi du nom de personne Dagorn.
  • Convenant woën : Le second élément doit être un nom de personne Moen, variante de Moan, précédé de l’article Ar, « le » dans le cadastre napoléonien : ar voueen, d’où la mutation dans le nom moderne. Ce nom d’homme signifie « mince ».
  • Costang : Le premier élément est Kozh, « vieux ». Le second est Stank, "étang"
  • Cossalaun : Premier élément « Cos » est « vieux, le second est un nom d’homme correspondant à Salomon.
  • Croas diben : Le permier élement est Kroaz, croix. Le second veut dire « sans tête ». Il reste donc que la base et le socle et ce depuis longtemps puisque déjà le cadastre de 1935 la nomme ainsi, contrairement à celui de 1828 qui la nomme « croas ber » soit « croix courte »
  • Croas perff : Le premier élement est Kroaz, croix. Le second est le nom de la personne qui l’a édifié en 1824 : Guillaume Le Perf avec sa femme Anne Le Cun. Avant 1824, ce lieu se faisait nommer Le Manchec où d’ailleurs existait déjà une croix.
  • Croaz minguen : Le permier élement est Kroaz, croix. Le second peut être un nom de personne ou/et « pierre blanche ».
  • Feunteun veur : Feunteun veut dire "fontaine", parfois "source". Le second élément Veur est la forme mutée de Meur, grand.
  • Fospoul : Nom composé de Foz, « fosse, fossé » et de Poull, « mare, étang, trou ».
  • Gouarzulo : ?
  • Kerdaniou : Nom de lieu composé de Kêr, « village, lieu habité » suivi du nom d’homme Taniou ( la première consonne a mutée ) Taniou est sans doute formé sur Tan, « feu »
  • Kerdenezen : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". ( pont kerdenesan ) Le second élément est peut-être le nom Denez suivi du diminutif -an.
  • Keraniou : Nom de lieu composé de Kêr, « village, lieu habité » suivi d’un second élément Aniou, probable non d’homme
  • Kérès : Vient de « kerez », cerises.
  • Kergoff : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". Le second élément est Goff, « forgeron ».
  • Kerhuel : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi de Uhel, « haut ».
  • Kérimel : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". Pour le second élément il pourrait s’agir du nom vieux breton Rimael, formé sur Ri, roi et Mael, prince.
  • Kerléo : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". Le second élément vient du nom de famille Gleo sous forme muté. Son sens est "hardi".
  • Kerleau : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". Le second élément peut être le nom d’homme Elio ou Iliav qui signifie "lierre" ? (1667 : Kerelleau)
  • Kersamson : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi de Samson, nom du saint ?
  • Kervenac’h : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi d’une mutation de Manac’h, « moine ». (cadastre napoléonien : kerarvenac’h) Nom dû à la précense de quevaizes des Cisterciens de Notre-Dame de Bégard.
  • Kervoriou : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi de sans doute un nom de famille dont l’origine est discutée. D’aucuns penchent pour un nom issu du mot Mor, "mer" (non pas au pluriel), dont le sens possible serait "marin". D’autres envisagent plutôt une étymologie basée sur un dérivé du vieux-breton Mor (qui a donné Meur par la suite) qui est un nom de famille.
  • Le crec’h : « le haut »
  • Le helen : Kelenn, houx, sous forme spirantisée c’helenn puis francisée.
  • Leïn ar hy : Ce nom est composé de Lein, la « sommet » et de ar c’hi, « le chien ». (1819 : lain-arhis)
  • Le maudu : ?
  • Milin fospoul : Il s’agit de Milin, « moulin ».
  • Parc soul : Premier élément est Park qui est une surface de terre close par des talus servant aux cultures donc « champ », suivie de Soul, « chaume, paille ».
  • Park allain : Park ; « champ » suivi du nom de personne Allain ou Al sous forme amuïe "a" et de Lann, lande.?
  • Park menguy : Park, « champ » suivi du nom de personne Menguy pouvant être décomposé en Maen, "grand, puissant, fort" et Ki, "chien". (1819 : parc mainguy)
  • Pen ar c’hra : Le premier élément est Pen, « tête, bout, extrémité » et de Kra de « Krav » : « côte, colline » (1819 : pen-ar-haras, Pen an gra)
  • Pen ar run : Le premier élément est Pen, « tête, bout, extrémité » et de Run, « colline ».
  • Pont guen : Premier élément pont suivi de Gwenn, « blanc ».
  • Pont-ar-hoail : Pont, suivi de Kailh, « caillou ».
  • Pors bodiou : Le premier élement est Porzh, « cour », le second est un nom de personne ou le pluriel de Bod, « buisson ». ?
  • Poulpry : Ce nom est composé de "Poull", étendue d’eau équivalant suivant les cas à une mare, une fosse, une anse, un lavoir, un bassin...et de "Pri", boue, argile. Il désigne en général une ou des carrières dont on exploitait l’argile.
  • Poul ranet : Premier élément de Poull, « mare, anse, bassin ». Le second élément est Raned, grenouilles. (cadastre napoléonien : Poul ar ranet)
  • Porz houarn : Le premier élément est Porzh, « cour », le second élément est Houarn, « fer ». Ou Porzh-houarn, « gare »( de chemin de fer ). ?
  • Prat louët : Premier élément Prat, « pré,prairie ». Le second élément Louet, « gris » désigne plus précisément un surnom de quelqu’un dont la chevelure est grise.
  • Quefglas : Premier élément ?. Le second « glas » s’applique soit à la couleur verte ( végétale ) soit au bleu. Ce lieu est aujourd’hui rallié à Fospoul
  • Ti-Limpaler : Le premier élément est Ti, « maison », le second élément est un nom de famille voulant dire « l’empereur »
  • Ti-woën : Le premier élément est Ti, « maison », le second élément doit être la forme mutée d’un nom de personne Moen, variante de Moan « mince ».
  • Véwenn : d’après la carte de Cassini on peut penser que ça veut dire « l’arbre »(cadastre napoléonien : ar voevouen, 1819 : ar vevouan et ar vevouen) ( carte de cassini ; ar guezen )
  • Dourdu : « dour » : eau et « du » : noire.

Pors Bodiou Fospoul Pont Guen Fospoul Fospoul Kergoff Kerhuel Prat Louet Vewen